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Stopper les remontées capillaires

Infiltration, rétention d’eau et remontées capillaires : ne confondez plus !

Tous les problèmes d'humidité ne se traitent pas de la même manière. Confondre une infiltration ponctuelle avec une remontée capillaire structurelle mène souvent à des travaux inefficaces et coûteux. Comprendre l'origine du mal est la première étape d'un assainissement réussi.

 

 

1. L’infiltration d’eau

L'infiltration provient généralement de défauts localisés dans l'enveloppe du bâtiment :

  • Origine : Fissures dans les murs, joints de briques dégradés, défauts d’étanchéité en toiture ou châssis défectueux.
  • Réactivité : Elle est souvent liée directement aux intempéries (pluie battante, vent).
  • Signes : Taches d’humidité localisées après une averse, suintements visibles ou moisissures autour d’une fissure précise.

Le traitement : Il consiste à réparer la source physique (refaire un joint, colmater une fissure, assurer l'étanchéité extérieure). C'est une intervention ciblée.

2. La rétention d’eau

La rétention d'eau concerne l'accumulation de liquide dans le sol entourant les fondations :

  • Origine : Sol argileux mal drainé, pente du terrain ramenant l'eau vers la maison, ou nappe phréatique temporaire.
  • Réactivité : Elle provoque une saturation du sol qui peut mettre les murs sous pression.
  • Signes : Murs de cave humides, sensation de sol "mou" à l'extérieur, odeur de renfermé persistante en bas de bâtiment.

Le traitement : Pose d'un drainage périphérique, pompage ou assainissement du terrain pour éloigner l'eau des fondations.

3. Les remontées capillaires

C'est l'humidité ascensionnelle structurelle, le phénomène le plus complexe :

  • Origine : L'eau remonte par capillarité depuis le sol à travers les pores des matériaux (effet buvard).
  • Réactivité : Elle est indépendante des pluies et persiste même pendant les périodes de sécheresse.
  • Signes : Salpêtre (traces blanches), cloques sur les peintures, décollement des plinthes, murs humides jusqu'à 1m20 de hauteur.

Le traitement : Intervention en profondeur par injection d'un hydrofuge de masse pour créer une barrière étanche définitive dans l’épaisseur du mur.

Pourquoi cette confusion est problématique ?

Appliquer la mauvaise solution ne fera que retarder le problème :

  • Un traitement de surface (peinture anti-humidité) sur une remontée capillaire ne bloque jamais l'eau qui continue de ronger le mur en interne.
  • Réparer uniquement un joint extérieur ne servira à rien si l'humidité vient du sol par capillarité.
  • Résultat : Vous multipliez les dépenses inutiles et le mur continue de se dégrader, impactant la valeur de votre bien.

L’expertise est indispensable

Identifier correctement le type d’humidité demande une analyse technique rigoureuse :

  • Observation de l’environnement direct et de l'histoire du bâtiment ;
  • Tests d’humidité précis (mesures à cœur) ;
  • Connaissance approfondie des matériaux (pierre, brique, mortiers).

Seul un expert peut diagnostiquer la cause exacte et proposer un traitement sécurisé. Traiter au bon endroit avec la bonne méthode, c’est protéger durablement votre patrimoine.


FAQ : types d’humidité

 

Comment savoir si mon mur est touché par une remontée capillaire ?

Si les taches d'humidité partent du sol, sont régulières sur toute la longueur du mur et que du salpêtre apparaît, il s'agit presque certainement de remontées capillaires.

Quelle est la différence entre infiltration et rétention d’eau ?

L’infiltration est ponctuelle (via une fissure), tandis que la rétention d’eau est une accumulation massive dans le sol qui sature les fondations.